Les principaux documents du Magistère

Présentation Générale du Missel Romain

Alors qu’il allait célébrer avec ses disciples le repas pascal où il institua le sacrifice de son Corps et de son Sang, le Christ Seigneur ordonna de préparer une grande salle aménagée. (Lc 22, 12)

L’Église a toujours estimé que cet ordre la concernait, en ce qu’il réglait la disposition des esprits, des lieux, des rites et des textes relatifs à la célébration de la sainte Eucharistie. De même, les règles d’aujourd’hui qui ont été prescrites en s’appuyant sur la volonté du IIe concile œcuménique du Vatican et le nouveau Missel que l’Église de rite romain utilisera désormais pour célébrer la messe prouvent cette attention de l’Église, sa foi et son amour inchangés envers ce plus grand des mystères qu’est l’Eucharistie, et témoignent de sa tradition continue et ininterrompue, quelles que soient les nouveautés qui y ont été introduites.

La Présentation Générale du Missel Romain (PGMR) est le document officiel présentant la messe selon la forme ordinaire du rite romain. Elle en explique le sens général, le sens des différentes parties qui la composent et les dispositions intérieures qui conviennent pour y participer activement. Elle précise les paroles et les gestes à accomplir et qui viennent favoriser et manifester extérieurement ces dispositions intérieures.

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Constitution sur la sainte liturgie Sacrosanctum Concilium

La liturgie est le sommet vers lequel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu. Car les labeurs apostoliques visent à ce que tous, devenus enfants de Dieu par la foi et le baptême, se rassemblent, louent Dieu au milieu de l’Église, participent au sacrifice et mangent la Cène du Seigneur. (SC 10)

Sacrosanctum Concilium est la première des quatre constitutions conciliaires promulguées par le concile Vatican II.  Elle se donne pour objectif la « restauration et le progrès de la liturgie » (SC1 1) de l’Église. Elle a été solennellement promulguée par le pape saint Paul VI le 4 décembre 1963.   Sacrosanctum Concilium insiste sur le rôle de la liturgie dans la vie de l’Église et dans la vie de chaque chrétien.  Elle rappelle que toute célébration liturgique est le culte total du Corps du Christ, les membres étant unis à la Tête.  Ce culte se réalise à travers un double mouvement: un mouvement descendant où Dieu a l’initiative lorsqu’il fait venir ses dons divins sur l’homme, et un mouvement ascendant dans lequel l’homme, en réponse à ce qu’il reçoit de son Créateur, fait monter vers Dieu sa louange et exprime son adoration.  Le texte conciliaire insiste sur les différents modes de présence de Dieu dans la liturgie: Dieu est présent dans sa Parole proclamée, dans la personne du ministre de l’Église qui célèbre et, d’une façon toute particulière, dans les espèces consacrées du Pain et du Vin.

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Encyclique Ecclesia de Eucharistia

Le Sacrifice eucharistique, tout en étant toujours célébré dans une communauté particulière, n’est jamais une célébration de cette seule communauté » : celle-ci reçoit en effet « l’intégralité du don du salut ». (EE 39)

Quatorzième encyclique du pape saint Jean-Paul II, cette lettre publiée le 17 avril 2003 rappelle les éléments essentiels de la foi catholique concernant l’eucharistie: la réactualisation du sacrifice rédempteur du Christ, la présence réelle de celui-ci dans le sacrement, le rôle du prêtre, ministre de l’eucharistie et l’impact de l’eucharistie sur la vie chrétienne.  Elle insiste sur la dimension ecclésiale de l’Eucharistie: en effet, dans la célébration de l’eucharistie c’est l’Église entière qui est engagée. C’est pourquoi les signes visibles de communion sont si importants : la mention de l’adhésion à une foi commune, l’union avec l’évêque et le pape, ainsi que la nécessité d’être baptisé avant de pouvoir communier.  Elle invite à prêter attention aux signes invisibles de communion, qui suppose la vie de la grâce, et notamment la nécessité de confesser les péchés graves avant d’accéder à l’Eucharistie (EE 36).


Chirographe de saint Jean-Paul II sur la musique sacrée

Une composition pour église est d’autant plus sacrée et liturgique qu’elle s’approche de la mélodie grégorienne du point de vue du rythme, de l’inspiration et du goût ; mais plus on perçoit qu’elle est éloignée des formes de ce modèle suprême, moins elle est digne du temple. (Chir. 12)

Rédigé le 22 novembre 2003 pour les cent ans du Motu proprio Parmi les sollicitudes de saint Pie X qui avait pour objet le renouveau de la musique sacrée dans les fonctions du culte, ce document rappelle l’importante fonction de la musique sacrée, que saint Pie X présente à la fois comme un moyen d’élévation de l’esprit vers Dieu, et comme une aide précieuse dans “la participation active aux sacro-saints mystères et à la prière publique et solennelle de l’Eglise”.  L’attention particulière qui doit être portée à la musique sacrée découle du fait que celle-ci, “en tant que partie intégrante de la Liturgie solennelle, participe à son objectif général, qui est la gloire de Dieu ainsi que la sanctification et l’édification des fidèles”. En interprétant et en exprimant le sens profond du texte sacré auquel elle est intimement liée, elle est capable de “renforcer l’efficacité du texte lui-même, afin que les fidèles […] soient mieux préparés à accueillir en eux-mêmes les fruits de la grâce, qui sont le propre des célébrations des sacro-saints mystères”.

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Instruction Redemptionis Sacramentum

«Il n’y a pas de doute que la réforme liturgique du Concile a produit de grands bénéfices de participation plus consciente, plus active et plus fructueuse des fidèles au saint Sacrifice de l’autel». Cependant, «les ombres ne manquent pas».  Ainsi, on ne peut passer sous silence les abus, même très graves, contre la nature de la Liturgie et des sacrements, et aussi contre la tradition et l’autorité de l’Église, qui, à notre époque, affligent fréquemment les célébrations liturgiques dans tel ou tel milieu ecclésial. Dans certains lieux, le fait de commettre des abus dans le domaine liturgique est même devenu un usage habituel; il est évident que telles attitudes ne peuvent être admises et qu’elles doivent cesser. (RS 4)

L’instruction Redemptionis Sacramentum publiée en 2004 par la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements sur “certaines choses à observer et à éviter concernant la très sainte Eucharistie” précise les règles pratiques à suivre lorsqu’on célèbre la messe ou à l’adoration eucharistique en dehors de la messe et certains abus à éviter.

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Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis

Je désire surtout recommander dans le présent document que le peuple chrétien approfondisse la relation entre le Mystère eucharistique, l’action liturgique et le nouveau culte spirituel qui vient de l’Eucharistie, en tant que sacrement de l’amour. Dans cette perspective, j’entends […] souligner le rapport de l’Eucharistie à l’amour chrétien, en référence soit à Dieu soit au prochain: « Le Dieu incarné nous attire tous à lui. À partir de là, on comprend maintenant comment agapè est alors devenue aussi un nom de l’Eucharistie: dans cette dernière, l’agapè de Dieu vient à nous corporellement pour continuer son œuvre en nous et à travers nous »  (SC 5).

Sacramentum Caritatis (le Sacrement de l’Amour) est la première exhortation apostolique post-synodale du pape Benoît XVI, il l’a signée le 22 février 2007.  Chacune des trois parties de ce document (mystère à croire, à vivre, à célébrer) présente une perspective différente de la compréhension qu’à l’Église de l’Eucharistie.

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Note des évêques francophones de Belgique à propos du geste de paix

Nous sommes invités à nous donner « la paix du Christ ». Ce n’est pas celle que le monde peut donner, ni non plus nous-mêmes par nos propres forces.  Il ne s’agit pas simplement d’un geste fraternel et convivial que nous nous donnons les uns aux autres.   Il convient cependant que chacun souhaite la paix de manière sobre et uniquement à ceux qui l’entourent.   Nous invitons prêtres, diacres et membres de l’assemblée à ce que cette paix du Seigneur se  fasse de proche en proche, avec une certaine sobriété du geste et des déplacements.  Le geste de la paix est fait « si cela convient ». Il peut y avoir certaines circonstances où l’on peut l’omettre.

Suite au Synode sur l’Eucharistie de 2005, les conférences épiscopales ont été consultées en 2008  afin de recueillir leur avis sur le signe de la paix au cours de la messe.  En juillet 2014, la Congrégation pour le Culte divin et les Sacrements a fait parvenir aux évêques une Lettre circulaire en réponse à cette consultation. Les évêques francophones de Belgique voudraient  vous faire part de certains points d’attention à ce sujet. Cette note-ci s’adresse aux prêtres, aux  diacres, aux animateurs en pastorale, et à travers eux, aux divers responsables de la liturgie au sein des paroisses, des communautés et des aumôneries.

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Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements

La Congrégation s’occupe, demeurant sauve la compétence de la Congrégation pour la doctrine de la foi, de tout ce qui appartient au Siège apostolique en matière de réglementation et de promotion de la liturgie sacrée, et tout d’abord des sacrements

 

 

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